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Statut juridique et social

Cotisations sociales IDEL 2026 : URSSAF + CARPIMKO (montants à jour)

5 min de lectureMis à jour le 15 juin 2026

En résumé

Les cotisations sociales d'une infirmière libérale se répartissent entre l'URSSAF (maladie-maternité, CSG-CRDS, allocations familiales, CFP) et la CARPIMKO (retraite de base, retraite complémentaire, invalidité-décès). Pour un BNC de 50 000 €, le total atteint environ 18 000 € par an, soit environ 36 % du bénéfice.

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Statut juridique et social de l'infirmière libérale

Vérifié par Frédéric Teboul — Infirmier diplômé d'État et dirigeant de SOS Infirmières, il accompagne les infirmières libérales depuis plus de 20 ans

Dernière mise à jour le 15 juin 2026 · Voir notre politique éditoriale

Combien représentent les cotisations URSSAF pour une IDEL ?

Pour un BNC de 50 000 €, les cotisations URSSAF représentent environ 8 400 € par an, répartis entre maladie-maternité, CSG-CRDS et allocations familiales. L'URSSAF collecte plusieurs cotisations distinctes, chacune assise sur votre Bénéfice Non Commercial (BNC).

La cotisation maladie-maternité représente environ 8,5 % de votre BNC depuis la réforme 2026 (contre 6,5 % précédemment) et finance votre couverture santé et vos droits en cas de maternité ou de paternité. C'est cette cotisation qui ouvre droit aux indemnités journalières en cas d'arrêt maladie, même si le mécanisme passe aussi par la CARPIMKO pour la partie invalidité.

La CSG-CRDS constitue le poste le plus lourd côté URSSAF : environ 9,7 % de votre bénéfice, dont une partie seulement (6,8 % de CSG) est déductible de votre revenu imposable. La fraction non déductible (2,4 % de CSG et 0,5 % de CRDS) vient alourdir votre base d'imposition, un point que beaucoup d'infirmières découvrent tardivement. Pour un BNC de 50 000 €, la CSG-CRDS représente à elle seule environ 4 850 € par an.

Attention : Les allocations familiales obéissent à un barème progressif. En dessous de 49 024 € de BNC, le taux est de 0 %. Au-delà, il passe à 3,10 %. Une infirmière dont le bénéfice oscille autour de cette limite peut voir sa cotisation bondir de zéro à plus de 1 500 € d'une année sur l'autre.

La Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) s'élève à 0,20 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit environ 100 € par an, et la contribution aux Unions Régionales des Professionnels de Santé (CURPS) représente 0,10 % du BNC, plafonnée à 206 €. Ces deux dernières cotisations sont marginales en montant mais bien réelles sur votre avis d'appel. Chez SOS Infirmières, nous accompagnons chaque année des dizaines d'infirmières dans le décryptage de ces appels de cotisations.

CotisationTauxBase de calcul
Maladie-maternité8,50 %Revenus conventionnés
Allocations familiales0 à 3,10 %Totalité des revenus
CSG-CRDS9,70 %Revenus + cotisations
Contribution formation0,20 %Plafond annuel SS
Curps0,10 %Revenus conventionnés

Quelle est la revalorisation des cotisations en 2026 ?

En 2026, la principale hausse vient de la cotisation maladie-maternité, qui passe de 6,5 % à 8,5 % du BNC, tandis que le PASS est revalorisé à 48 060 € et que la CARPIMKO bascule sa retraite complémentaire en 100 % proportionnel à 8,70 %.

Le tableau ci-dessous compare les principaux paramètres entre 2025 et 2026. Les variations de la CSG-CRDS et des allocations familiales sont nulles en taux : ce sont surtout l'assiette (PASS) et la cotisation maladie qui font évoluer la facture. Pour un BNC de 50 000 €, la retraite de base reste stable autour de 4 232 €, mais la cotisation maladie augmente d'environ 1 000 € sous l'effet du nouveau taux.

Paramètre20252026
Cotisation maladie-maternité6,50 %8,50 %
Allocations familiales0 à 3,10 %0 à 3,10 %
CSG-CRDS9,70 %9,70 %
CARPIMKO retraite de base (T1)8,23 %8,73 %
CARPIMKO retraite complémentairemixte (forfait + proportionnel)8,70 % proportionnel
PASS (plafond annuel SS)47 100 €48 060 €

À retenir : La revalorisation 2026 est avant tout portée par la cotisation maladie (+2 points) et par la réforme de la retraite complémentaire CARPIMKO. Pour un BNC de 50 000 €, l'augmentation totale des charges sociales reste contenue à quelques centaines d'euros une fois l'effet d'assiette pris en compte. Anticipez ces variations dans votre provisionnement plutôt que de les découvrir au moment de la régularisation.

Que change la réforme CARPIMKO 2026 sur les cotisations retraite ?

La CARPIMKO gère votre retraite de base, votre retraite complémentaire et votre prévoyance. Depuis la réforme entrée en vigueur en 2026, le fonctionnement de la retraite complémentaire a été profondément modifié et ces changements impactent directement le montant de vos cotisations.

La retraite de base reste proportionnelle au revenu, avec deux tranches. La tranche 1, assise sur la fraction du BNC inférieure au plafond de la Sécurité sociale, est cotisée à 8,73 %. La tranche 2, sur la fraction comprise entre une et cinq fois ce plafond, est cotisée à 1,87 %. Pour un BNC de 50 000 €, la cotisation de retraite de base s'élève à environ 4 232 €.

La retraite complémentaire a basculé en 2026 vers un système 100 % proportionnel, au taux de 8,70 % du BNC, sur une assiette comprise entre 0,5 PASS (24 030 €) et 3 PASS (144 180 €). L'ancien système mixte, qui combinait une part forfaitaire et une part proportionnelle, a été abandonné.

Chiffre clé : Pour un BNC de 50 000 €, les cotisations CARPIMKO représentent environ 9 604 € au total (PASS 2026 = 48 060 €), incluant la retraite de base (~4 232 €), la retraite complémentaire (~4 350 €) et l'invalidité-décès (1 022 € forfaitaires).

La cotisation invalidité-décès reste forfaitaire : 1 022 € par an en 2026, quel que soit votre niveau de revenu. Ce forfait finance une rente en cas d'invalidité permanente et un capital décès pour vos ayants droit. Pour calculer précisément vos cotisations, utilisez notre simulateur CARPIMKO et notre simulateur URSSAF. En première année d'installation, des cotisations réduites s'appliquent conformément aux dispositions du Code de la Sécurité sociale : comptez environ 3 500 à 3 600 € pour la CARPIMKO, un allègement appréciable qui laisse le temps de constituer sa trésorerie.

Comment anticiper les régularisations et éviter les surprises de trésorerie ?

Le mécanisme de paiement des cotisations est une source majeure de tension de trésorerie pour les infirmières libérales. La première année d'exercice, vos cotisations URSSAF et CARPIMKO sont calculées sur une base forfaitaire provisoire, puisque votre revenu réel n'est pas encore connu. Ces montants forfaitaires sont relativement modestes, ce qui peut donner une fausse impression de légèreté.

À partir de la deuxième année, les acomptes provisionnels sont recalculés sur la base de votre BNC de l'année N-2. Lorsque votre activité a fortement progressé entre-temps, un écart se creuse entre les acomptes versés et les cotisations réellement dues. La régularisation, qui intervient l'année suivante, peut alors représenter un appel de plusieurs milliers d'euros en une seule fois.

Dans notre expérience d'accompagnement depuis plus de 25 ans, nous constatons que les IDEL qui provisionnent dès le premier jour évitent systématiquement les crises de trésorerie.

Conseil : Provisionnez chaque mois entre 35 et 40 % de vos recettes nettes sur un compte dédié aux charges sociales et fiscales. Ce réflexe, adopté dès le premier jour, transforme les régularisations en simple formalité plutôt qu'en crise de trésorerie.

L'ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise) peut alléger les cotisations URSSAF la première année sous certaines conditions d'éligibilité, mais elle ne s'applique pas aux cotisations CARPIMKO. Renseignez-vous auprès de votre URSSAF dès votre inscription pour vérifier si vous remplissez les critères.

Un dernier point souvent méconnu : depuis quelques années, l'URSSAF propose la modulation des acomptes en cours d'année. Si votre activité baisse temporairement, vous pouvez demander une réduction de vos acomptes provisionnels pour soulager votre trésorerie, à condition de pouvoir justifier cette baisse.

Questions fréquentes

Quel est le montant total des cotisations sociales IDEL pour 50 000 € de BNC ?

Pour un BNC de 50 000 €, le total des cotisations sociales atteint environ 18 000 € par an, soit environ 36 % du bénéfice. Ce montant se répartit entre l'URSSAF (CSG-CRDS à 9,7 %, maladie-maternité à 8,5 %) et la CARPIMKO (environ 9 604 €).

Les cotisations CARPIMKO augmentent-elles en 2026 ?

La CARPIMKO ne relève pas son taux de retraite de base de façon notable, mais la réforme 2026 transforme la retraite complémentaire en système 100 % proportionnel à 8,70 % du BNC et le PASS est revalorisé à 48 060 €. Selon votre niveau de revenu, la cotisation complémentaire peut donc légèrement augmenter (BNC supérieur à 60 000 €) ou diminuer (BNC inférieur à 45 000 €). La hausse la plus visible des charges sociales en 2026 vient surtout de la cotisation maladie URSSAF, qui passe de 6,5 % à 8,5 %.

De combien augmente la CARPIMKO en 2026 ?

Pour un BNC de 50 000 €, les cotisations CARPIMKO restent stables autour de 9 604 € en 2026 (retraite de base ~4 232 €, complémentaire ~4 350 € à 8,70 %, invalidité-décès 1 022 €). La variation d'une année sur l'autre dépend surtout du passage de la retraite complémentaire au 100 % proportionnel et de la revalorisation du PASS à 48 060 € : elle reste de l'ordre de quelques centaines d'euros pour un revenu moyen.

Combien coûte la CARPIMKO la première année d'installation ?

En première année d'installation, les cotisations CARPIMKO bénéficient d'un barème réduit d'environ 3 500 à 3 600 €. Ce montant inclut la retraite de base, la retraite complémentaire et la cotisation invalidité-décès forfaitaire de 1 022 €.

À quel seuil de BNC les allocations familiales deviennent-elles payantes ?

Les allocations familiales passent de 0 % à 3,10 % au-delà de 49 024 € de BNC. Une infirmière dont le bénéfice oscille autour de cette limite peut voir sa cotisation bondir de zéro à plus de 1 500 € d'une année sur l'autre.

Comment éviter les mauvaises surprises lors des régularisations URSSAF ?

Provisionnez chaque mois entre 35 et 40 % de vos recettes nettes sur un compte dédié aux charges sociales et fiscales. Ce réflexe transforme les régularisations en simple formalité plutôt qu'en crise de trésorerie.

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